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IMMAF President Bertrand Amoussou by J Brondani (3)(1) MMA 

La CFMMA et l’IMMAF passent à l’offensive

L’instance Internationale du MMA Amateur (IMMAF) a donc décidé d’appuyer son le représentant français : la CFMMA (Confédération Française de MMA), présidée par Bertrand Amoussou, afin de constater le dernier décret régulant les compétitions au K.O. et interdisant de fait le MMA.

 

Voici le communiqué officiel :

 

L’IMMAF SOUTIENT LE RECOURS LEGAL CONTRE L’INTERDICTION DE LA PRATIQUE DU MMA PAR L’ETAT FRANÇAIS

 

(Londres, le 23 décembre 2016) La Fédération Internationale de Mixed Martial Arts (IMMAF) apporte son soutien à la Commission Française de MMA (CFMMA) dans son recours judiciaire contre le récent arrêté pris par le gouvernement interdisant la pratique du MMA en France.

 

Le recours a été déposé le 22 décembre 2016 devant le Conseil d’Etat.

 

Le 3 octobre dernier, l’Etat français a publié un arrêté, officiellement pour « des raisons de sécurité ». Cet arrêté interdit désormais explicitement les compétitions de MMA en France (techniquement légales jusqu’alors), en bannissant certains de ses éléments techniques spécifiques, à savoir les coups portés avec les coudes, les frappes au sol, ainsi que l’aire de combat.

 

L’arrêté a été pris au moment où un rapport parlementaire complet portant sur la pratique du MMA en France était en cours de finalisation. La conclusion de ce rapport recommande la reconnaissance et la règlementation du sport, mais a été ignorée par l’arrêté.

 

Portant sur des irrégularités de procédure de ce décret, le recours de la CFMMA vise à promouvoir la liberté pour chaque sportif de pratiquer le sport de son choix, et dénonce les prétextes de « sécurité » infondés utilisés pour interdire la pratique du MMA, ainsi que l’abus de pouvoir dont a fait preuve l’Etat français.

 

L’avocat en charge de l’affaire, Me Tatiana VASSINE, spécialisée en droit du sport et ayant apporté son expertise légale au rapport parlementaire sur le MMA, a déclaré :

 

« Nous avons le devoir de contester cet arrêté car il cause des dommages sans précédent à la liberté de chaque athlète de pratiquer le sport de son choix dans un pays où les droits de l’homme sont respectés. Le MMA est un sport et doit être traité comme tel, sans aucune discrimination fondée sur des raisons subjectives et non motivées. L’un des effets positifs de cet arrêté est qu’il permet au MMA de défendre sa position sur un pied d’égalité juridique et de s’opposer à ses détracteurs. »

 

Kerrith Brown, président de l’IMMAF, a indiqué :

 

« L’IMMAF est impliquée dans le développement de structures adaptées à la pratique du MMA partout dans le monde. Là où ce sport demeure non reconnu, non réglementé et non soutenu, ses pratiquants sont soumis aux risques inhérents à la pratique sportive en général. A la lumière de son développement et de sa popularité grandissante, il est de la responsabilité des gouvernements et de leurs administrations sportives de tout mettre en œuvre afin de permettre aux sportifs pratiquant le MMA de bénéficier des mêmes structures et de la même sécurité que celles accordées aux pratiquants d’autres sports reconnus. Renoncer à cette responsabilité relève de la discrimination. La promulgation d’un arrêté contre ce sport constitue une atteinte violente et inutile de la part de l’État français contre les libertés civiles.

 

Cette atteinte à la pratique sportive du MMA en France trouve un écho dans d’autres pays, dans lesquels chaque initiative ayant pour objectif la reconnaissance du MMA s’est heurtée aux intérêts commerciaux d’autres organisations sportives d’arts martiaux.

 

L’IMMAF continuera à se battre contre les injustices et préjugés qui marginalisent les pratiquants de notre sport et qui empêchent son développement en toute sécurité ».

 

Pour Bertrand Amoussou, Président de la CFMMA et Président du directoire de l’IMMAF :

 

> « J’ai confiance en la réussite de notre recours. Le MMA est un développement naturel de l’histoire des arts martiaux, qui ne peut être stoppé. Je pense que c’est la position du Ministre qui devrait être condamnée, celui-ci cherchant à interdire à tout prix la pratique d’une discipline autorisée dans presque tous les pays du monde, pour défendre les intérêts particuliers de certains groupes. Le travail de la CFMMA, sous l’égide de l’IMMAF, consiste à faire la promotion de la pratique sûre et réglementée du MMA amateur et de loisir, ce qui ne devrait à aucun moment poser problème aux autorités gouvernementales. Notre priorité est la sécurité de nos membres et mandat doit nous être donné pour nous permettre de la garantir dans les meilleures conditions possibles. »
A propos de l’IMMAF :

 

La Fédération internationale de MMA est l’organe de gouvernance démocratique régissant la pratique du MMA, réunissant des acteurs de ce sport du monde entier – athlètes, entraineurs, arbitres, dirigeants, commissions sportives, confédérations sportives, associations internationales, promoteurs internationaux et plus. Fondée par la communauté du MMA pour la communauté du MMA, l’objectif de l’IMMAF et de protéger et d’assurer le développement, la reconnaissance et la réglementation du sport à tous les niveaux, afin d’organiser les compétitions internationale à travers l’organisation de fédérations nationales bénévoles et démocratiques. www.immaf.org

 

A propos de la CFMMA :

 

Fondée en 2009, la Commission Française de MMA (CFMMA) est l’organisation reconnue par l’IMMAF pour la gouvernance du MMA en France. http://www.cfmma.org

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